A Propos

Constat

Pour des raisons évidentes de Sécurité Routière et de Protection de l’Environnement, il est de la responsabilité des gestionnaires de voirie de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de retirer les hydrocarbures qui se sont déversés sur la chaussée lors d’accidents de la circulation ou de pannes de véhicules.

 

Avant toute remise en circulation, il est essentiel, pour la sécurité des usagers, que l’état de la route soit ramené à son état antérieur.

Il est impensable de remettre en circulation sans être certain que la glissance soit conforme à la norme.

Conscients qu’il est difficile pour les services de l’Etat et des collectivités d’investir dans de nouveaux équipements, nous avons pris la décision de les leur mettre gratuitement à disposition.

Pouvoir Intervenir

L’objectif est que les pouvoirs publics disposent des moyens d’intervention appropriés et pérennes, mobilisables sans préavis, et utilisables 24H sur 24 et 7 jours sur 7 par leurs agents, afin de répondre à leurs obligations légales en matière de Sécurité Routière et de Protection de l’Environnement :

  • garantir une remise en état immédiate de la chaussée endommagée par des déversements accidentels de graisses ou d’hydrocarbures en provenance de véhicules responsables identifiés ou de tiers non identifiés,

  • rétablir le plus rapidement possible des conditions normales de circulation sur le réseau,

  • préserver la sécurité des usagers de la route,

  • éliminer les risques élevés de sur-accident résultant de ce type de déversement,

  • prévenir le risque de pollution du domaine public,

  • garantir l’entretien des voiries lors de dommages constatés a posteriori et pour lesquels les véhicules responsables ne sont pas identifiés,

  • éviter la dégradation du revêtement routier à moyen terme (désagrégement du liant) et donc des travaux plus coûteux de réfection du revêtement accompagné de nouvelles fermetures de voirie et de mobilisation de personnel.

3.500 Déversements Quotidiens

Le réseau routier métropolitain subirait 3.500 déversements journaliers d'hydrocarbures. 

Chaque commune est concernée ; un seul m² non dégraissé peut avoir des conséquences dramatiques !

Ce chiffre peut paraître important mais il correspond à :

  • 1 fuite tous les 307 kilomètres (ramené aux 1.103.366 km de routes),

  • 1 fuite pour 10.893 véhicules (ramené aux 39.140.000 véhicules immatriculés),

  • 1 fuite pour 416.960 kilomètres parcourus (ramené aux 1.498.138.312 km parcourus tous les jours par l’ensemble des véhicules français, source INSEE).

Le Coût de l'Insécurité

L'insécurité routière coûte chaque année près de 50 milliards d'euros en France, soit 2.2% du PIB.

L'Etat et les assureurs estiment le coût de l'insécurité à :

  • 3,241 millions d'euros par personne tuée sur les routes,

  • 405.180 euros pour un blessé hospitalisé plus de 24 heures,

  • 16.207 euros pour un blessé léger,

  • 4.970 euros pour les dégâts matériels.

 

Par ailleurs, des ajustements sont effectués pour déterminer le coût total de l'insécurité routière. Les travaux menés par l'Ifstarr sur les données des hôpitaux et les données du fichier BAAC (forces de l'ordre) ont montré que le nombre de blessés recensés par le fichier BAAC était inférieur à la réalité puisque les forces de l'ordre ne sont pas toujours appelées en cas d'accident non mortel. Ainsi, pour son calcul du coût total, l'ONISR multiplie par 4 le nombre de blessés et par 2 celui des personnes hospitalisées par rapport aux relevés BAAC.

En 2016, les accidents de la route ont ainsi coûté l'équivalent de 38,3 milliards d'euros à la société de façon générale :

  • 11,3 milliards d'euros pour les accidents mortels,

  • 22 milliards d'euros pour les hospitalisations,

  • 3,8 milliards d'euros pour les blessés légers,

  • 1,1 milliard d'euros pour les dégâts matériels résultants d'accidents, corporels.

 

A ces valeurs, l'Etat estime un total de 10,4 milliards d'euros supplémentaires liés aux accidents uniquement matériels n'ayant fait aucun blessé. Selon ce calcul, l'insécurité routière coûterait donc 48,7 milliards d'euros chaque année, soit l'équivalent de 2,2% du PIB français.

 

A noter que les accidents génèrent 6 millions de jours non travaillés pour les entreprises avec les coûts afférents. Et les assurances versent plus de 5 milliards d'euros d'indemnisations chaque année.

Ces coûts ne comportent pas le coût environnemental (contamination des nappes phréatiques, sur l'agriculture, la faune et la flore, impact santé à long terme, etc) nettement plus difficilement chiffrable....

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